Le stockage de nos données avec l’ADN et le Quartz

Evolution des données

Des DVD aux clés USB en passant par les disques durs et même Internet, on aura tout connu pour  le stockage nos données personnels ! Sur le long terme, rien ne vaut l’ADN et le quartz. Le problème des DVD, clés USB et autres stockage est  la durée de vie. La durée de vie de ces supports de stockage ne dépassent pas 5 à 10 ans, 20 ans  au grand maximum. Leurs dispositifs  composé de  silicium limite leur durée de vie et provoquent la perte des données de stockage. L’enjeu est donc de trouver une technologie capable de conserver nos données numériques le plus longtemps possible.

L’ADN comme solution de stockage 

Procédé

A l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, des scientifiques ont  encodé 83 Ko de données provenant de manuscrits du Moyen- âge, sur un fragment d’ADN et l’ont inséré dans une minuscule capsule de silice (de 150 nanomètres de diamètre). En l’exposant à des conditions extrêmes, ils ont simulé un vieillissement accéléré. Résultat : au bout de 2000 ans de stockage, les données numériques étaient toujours intactes.

Résultats

Stockées suivant ce procédé, à une température de –18 °C, les informations pourraient être préservées pendant des centaines de milliers d’années. Avec l’ADN, les capacités de stockage sont multiples : les disques durs actuels permettent le  stockage jusqu’à 5 To, quand une molécule d’ADN permettrait de stocker 300 000 To. Une différence non négligeable. Le seul inconvénient observé à ce jour est  le coût élevé du procédé.
De leur côté, des chercheurs du CNRS de Strasbourg travaillent, non pas sur l’ADN naturel, mais sur des polymères synthétiques. Ainsi, grâce à la biologie, il serait possible d’aboutir à un système moins coûteux et davantage adapté à l’usage d’interfaces électroniques.
En outre, cette technique permet le développement de “codes-barres moléculaires”. Les séquences fourniraient ainsi un étiquetage extrêmement complexe à falsifier. « L’utilisation de monomères et de codes secrets, connus seulement par le laboratoire et l’industriel, rendrait les contrefaçons extrêmement difficiles”, indique l’équipe de recherche.
D’ici une vingtaine d’années, les chercheurs n’excluent pas l’utilisation de  disques durs moléculaires  pour stocker nos données.

Le QUARTZ deuxième solution préconisée

Des scientifiques du laboratoire d’Hitachi et des chercheurs de l’Université de Kyoto ont conçu un support de stockage à base de quartz. Le but est de permettre le stockage  à court terme  de données tels que : des documents administratifs, des données culturelles, des informations personnelles, …
Des informations gravées dans le quartz pour l’éternité
Le procédé est simple, il consiste à graver des informations sur un bloc de quartz, avec un laser, et de lire les données grâce à un microscope optique. Le produit final néanmoins plus malléable et esthétique est une plaque de quartz carrée de dimension de  2 centimètres de large et de 2 millimètres d’épaisseur. Parfaitement  étanche, elle résiste à l’eau, aux produits chimiques et même aux intempéries.  Après des tests effectués sur le produit on peut aussi ajouter à la longue liste de ses compétences sa résistance à des températures extrêmes. En effet, après une exposition à une température de 2 000 degré Celsius durant 2h celle-ci est restée intact. Grâce à une technique de vieillissement accéléré, les chercheurs ont estimés  la durée de stockage à des centaines de millions d’années.
« Quand il sera commercialisé, ce support de stockage perpétuel sera d’abord réservé aux entreprises ayant de grandes quantités de données à sauvegarder », indique  un chercheur du laboratoire d’HITACHI.
 



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